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15
Jan
2017

Exposition Karopolis de l'artiste Nadia Jelassi

Galerie Aicha Gorgi Sidi Bou Said

Dimanche 15 Janvier 2017 à 11:00

La Galerie AGorgi vous invite au vernissage de "Karopolis", l'exposition personnelle de l'artiste Nadia Jelassi, le dimanche 15 Janvier 2017 à partir de 11h



"Images de Karopolis

Karopolis : est-ce le nom d’une nouvelle capitale impériale, comme le fut Carlopolis, du temps de Charles-le-Chauve, petit-fils de Charlemagne, en l’an 876 ? Ou celui d’une ville du futur, dessinée par un esprit visionnaire ? Ou bien le nom qu’on peut donner à la cité dans laquelle nous vivons ?

Ces images ont été faites à Tunis. En 2016. Car Karopolis, bien qu’elle soit faite de carreaux de faïence aux motifs anciens, est une ville contemporaine. Et si l’on trouve dans les images que nous en propose Nadia Jelassi le reflet des manuscrits enluminés de Kalila wa Dimna, des arabesques et des calligraphies, elles se veulent l’expression d’une situation politique qui est la nôtre.


À Karopolis, les hommes ne sont pas seuls. Il y a des fleurs, des animaux. Des oiseaux, des insectes, des chacals… Mais les fleurs ne sont que des motifs de faïences. Les insectes sont en plastique, et se posent souvent sur les hommes comme sur des cadavres. Et les chacals sont ceux de la fable, qui figurent des hommes.


Des hommes figés. Produits en série. Contreplaqués. Avec le fil du bois qui transparaît parfois. Ils s’avancent. Se mettent en avant, en relief. Pour faire bonne figure. Platement. C’est qu’ils sont pris dans des formes contraignantes : cadres, carrés, étoiles, ronds. Si le carré domine, chacune de ces figures leur donnent leur caractère propre et leur nom : Kétoiles, Karonds, Karcs, Kdebouts, Kartets, Kachés.


Les images de Karopolis ne donnent pas de noms. Ce ne sont pas des tableaux à clés. Car ce ne sont pas les individualités qui comptent ici, mais les types qu’ils symbolisent. Les personnes incarnées, avec leur humanité, nous restent invisibles, cachées sous un rideau de pluie ou les traits effacés par les fleurs dont on les a couvertes. Dans Kaché sous la pluie, les traits des souverains se sont dissous. Seuls ressortent les silhouettes des deux majordomes qui portent majestueusement leur parapluie, avec leurs nœuds papillon et leurs gilets rouges, à la manière dont, au XVIIe siècle, les pages protégeaient du soleil le chancelier du roi de France, Pierre Séguier, immortalisé sous le pinceau de Charles Le Brun . Des parapluies rouges et verts, qui font aussi penser au parasol du sultan du Maroc peint par Delacroix – sinon que le vert qui regardait le ciel est tourné vers la terre, et que c’est ici le rouge qui reçoit la pluie."


Alain Messaoudi, maître de conférences à l’Université de Nantes

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