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Entretien avec Nawel Saâdaoui

La Presse | Publié le 03.04.2015

«Le changement ne peut venir que par le travail sur l’esprit et la pensée des gens»

L’écrivaine égyptienne est parmi nous  à l’occasion de la Foire internationale du livre. A peine sortie de son entrevue avec le président de la République, elle nous a accordé cet entretien.

Plusieurs femmes de lettres n’ont pas eu la même chance que vous d’être médiatisées dans le monde, pourquoi  selon vous ?

Si j’ai eu la chance d’être aussi bien médiatisée dans le monde,  ce n’est pas seulement pour le contenu de mes travaux, mais aussi parce que ces travaux ont été traduits en plusieurs langues et distribués dans le monde. Aujourd’hui, les femmes doivent se battre pour se faire médiatiser. Le monde arabe grouille de talents féminins ! Mais ces femmes sont appelées à se battre et à faire des sacrifices pour s’imposer aussi bien dans leur pays qu’à l’étranger. La femme qui écrit ne doit pas attendre jusqu’à ce que l’Etat traduise ses travaux… Surtout si ses écrits sont courageux et innovateurs. C’est à elle de prendre l’initiative. Les créatrices arabes sont appelées à être courageuses, conscientes et organisées.

Que pensez-vous des femmes qui figurent de plus en plus sur les listes des organisations terroristes ?
Pour moi, c’est la même chose que les hommes. Chez les terroristes, la femme est un individu réduit à l’esclavage et  qui a été vidée de toute forme de conscience, de volonté  et de réflexion…

Le système éducatif dans nos pays est-il à revoir selon vous ? N’a-t-il pas contribué à l’émergence de ce genre d’organisations criminelles ?

Aujourd’hui, nous avons besoin d’une révolution dans l’enseignement  et dans l’éducation, nous avons aussi besoin d’une révolution culturelle. Parce que les jeunes recrues de l’Etat islamique (Daech) sont le fruit d’un système erroné. Ils ont appris leur religion, leur culture et le sens de la communication  sur de très mauvaises bases. Leur sens critique et leur esprit ont été phagocytés  par nos systèmes éducatifs.  

Quel rôle peut jouer l’homme ou la femme de culture dans ce sens ?

Je ne pense pas qu’il puisse jouer un grand rôle, parce que la plupart des intellectuels et des gens cultivés ont en quelque sorte adhéré au système de l’Etat. Ils ont montré une grande avidité  pour les postes politiques et pour le pouvoir. C’est la course au pouvoir qui détruit l’homme de culture. Mais il faut reconnaître aussi qu’il y a des penseurs qui ont payé leur honnêteté et leur indépendance au prix fort. Moi-même, j’ai payé ce prix fort et je sais de quoi je parle.

Quel est le chemin le plus sûr vers un possible changement ?

A mon avis, le changement ne peut venir que par le travail sur l’esprit et la pensée des gens. Lorsque j‘ai visité la Foire du livre de Tunisie et que j’ai vu des gens de différents âges qui fréquentent les rayons des livres, j’ai été très contente. C’est par le chemin de la lecture (de la lecture des livres qui révolutionnent notre esprit), de la découverte et du débat d’idées qu’on peut espérer devenir meilleur.


Auteur : Propos recueillis par Salem Trabelsi

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