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Rencontre avec Francesco Tristano

La Presse | Publié le 16.03.2015

De Bach à la techno

Francesco Tristano est un des musiciens les plus brillants et les plus atypiques de sa génération. Virtuose de la musique classique, ce jeune pianiste, diplômé de la Juilliard School de New York, est également producteur de Live Techno. Il évolue indifféremment, et avec autant de succès, d’un répertoire classique de grande musique à la musique électronique la plus pointue. Ce jeune musicien aux allures de Chopin était l’une des vedettes des Dunes Electroniques. Nous l’avons rencontré pour vous.

Passer ainsi indifféremment de la musique classique à la musique électronique, cela ne vous rend-il pas schizophrène ?
J’ai grandi dans une maison où l’on écoutait de la musique baroque, tout autant que les Pink Floyd. J’ai été plongé très jeune dans la musique classique. J’essayai d’élargir mon champ quand j’ai découvert la musique électronique. J’avais quinze ans en 1997, et c’était un phénomène global à l’époque. Puis, je suis parti aux USA pour des études de musique classique. Mais en fait, tout est lié. On ne peut pas faire de la musique électronique sans la musique acoustique. Les ingrédients sont les mêmes : rythme, harmonie, timbre, couleur, son.

Ce qui change, c’est tout de même l’environnement ?
Là est en fait le défi : on passe d’un récital de Bach à une Rave. Et cela nous change de jouer devant une salle plongée dans un silence glacial et respectueux bien sûr, trop respectueux peut-être, à la chaleur et la transe d’un concert de musique électronique.

Dans lequel des deux vous trouvez davantage de plaisir ?
C’est très complémentaire. Je prends plaisir dans l’un parce que je le retrouve dans l’autre. J’évolue dans ce processus depuis dix ans.

Lequel des deux exige le plus de rigueur ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la musique électronique demande énormément de rigueur. Il ne s’agit en aucun cas d’improviser, ou de se lâcher. Je ne suis pas un DJ, et je dois construire ma musique à l’avance sur mes claviers.
Cela demande énormément de concentration. Ce serait comme jouer à quatre ou cinq jeux vidéo simultanément. Je ne peux pas me permettre de faire la fête, ou de perdre le contrôle. Je suis d’ailleurs soutenu par un ingénieur du son qui m’assiste pour le mixage sur les 32 pistes sur lesquelles je travaille. Ce n’est donc pas un simple hobby.

Et si vous deviez choisir entre ces deux formes de musique ?
J’espère ne jamais être en situation de devoir choisir.

Quels sont vos projets ?
Je pars en tournée avec une pianiste, Sarah Hott, avec un répertoire de musique des années 20. Puis, j’ai un projet de concerts dans plusieurs festivals avec Bachar Khalifa, le fils de Marcel Khalifa. Enfin, je me produis en solo dans un club de musique techno.



Auteur : Alya HAMZA
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