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Anouar Brahem clôture le festival de Hammamet Une envolée joyeuse

Evénements | Publié le 28.08.2017

Le grand musicien et compositeur tunisien Anouar Brahem retrouvait le 26 août un public très nombreux pour un nouveau concert en première mondiale intitulé : « Blue Maqams », titre de son nouvel album, qui clôturait la 53è édition du festival international de Hammamet. Des moments de pur bonheur étaient ainsi offerts à ce public mélomane et fan d’Anouar Brahem.

Notre maître du luth et non moins compositeur dans le Free Jazz, a su adapter minutieusement la musique arabe aux formes musicales modernes et cela depuis près de trois décennies. Pour ce récital, Anouar Brahem était entouré des musiciens : Dave Holland, à la contrebasse, Django Bates, au piano et Nasheet Waits, aux drums. Notre musicien venait mettre en évidence sa manière presque unique de jouer au « Oûd », là où cet instrument essentiel de la musique arabe intègre une formation de Jazz, « dialogue » avec les musiciens et prend sa part d’improvisation. Le rapprochement était savant et réussi. Et c’est une musique fort langoureuse, qui donne à rêver et à s’évader que jouait ce quatuor talentueux.

Anouar Brahem continue ainsi à explorer le champ d’une composition qui tient ses origines des Maqams tunisiens et arabes pour une rencontre des civilisations, des musiques et des expressions musicales si lointaines et si proches à l’ouïe du public friand du Jazz et de ses formes connexes. Chaque morceau joué était un voyage imaginaire vers d’autres lieux rêvés, vers un monde sans souci avec parfois des morceaux qui pourraient constituer une danse. Les sérénades se succédaient accompagnées qu’elles étaient d’improvisations sur chacun des instruments. Une envolée joyeuse vers l’infini sur une scène unique qui donne sur la mer dont on entendait le petit chant nocturne.

Le concert se déroulait sous une lumière tamisée à l’image de la musique douce jouée. Pas besoin de pleins feux. On adhérait et on entrait dans ce spectacle entraînant. Anouar Brahem suggérait accompagnait parfois son jeu au luth par de petits gémissements qui venaient exprimer son entrée joyeuse dans cette petite transe musicale douce et merveilleuse. La musique instrumentale est ainsi faite pour dire des choses et les vivre intensément. D’autant plus que les improvisations n’étaient pas en reste. Et faut-il rappeler le rapprochement entre le Jazz et la musique arabe du fait des improvisations qui en constituent l’élément fondamental. Après près d’une heure et demie, le concert était à son terme.

Le rappel était le plus beau cadeau offert par Anouar Brahem à son public, en l’occurrence le morceau «Ritek ma naaref ouin », en version instrumentale et une orchestration unique. Cette œuvre venait rappeler des débuts en Tunisie de notre musicien, devenu international depuis bien des années.

B.L.

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