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Interview Emel Mathlouthi

Interviews | Publié le 06.07.2017

JS : Parlez-nous de votre nouvel album qui vient après 4 ans d’absence ?

Faire un album est pour moi une grande aventure sonore et artistique, je ne voulais pas enregistrer des chansons je voulais graver toute une expérience visuelle spirituelle organique et humaine.

J’ai évolué de sorte que cela m’intéresse et me passionne moins d’écrire de belles chansons ou des mélodies que faire de la création artistique dans laquelle tout est permis et tout est exploitable afin d’obtenir un projet global, un voyage musical qui stimule le corps et l’esprit au plus haut point.

J’ai commencé a travailler sur cet album dans la foret des Cévennes en France en Mai 2013 et l’album aurait du sortir fin 2015 mais l’industrie de la musique est devenue tellement hermétique aux projets audacieux qu’il a fallu un certain temps pour trouver la bonne formule pour qu’il voit le jour.

JS : Les rythmes et les paroles nous rappellent la musique traditionnelle du sud de la Tunisie. Qui et qu’est ce qui vous a inspirée ?

Cela est un grand compliment. J’ai effectivement essaye de puiser au fond de moi, c’est un album très introspectif. Je voulais faire en sorte qu’il explore mon identité et mon héritage culturel, les rythmes sont les battements de cœur d’un album, je voulais qu’il soit très tribal très percussif tout en étant expérimental et électronique.

Je me suis inspirée de nos rythmes et nos percussions fondamentalement tunisiens pour se débarrasser du poids des influences orientales ET occidentales que nous trainons beaucoup et dégager la beauté de notre identité sonore en l’habillant de modernité pour créer quelque chose de proche du cœur et du corps tout en stimulant l’esprit et la réflexion.

JS : Qui a composé et qui a écrit les paroles de vos nouveaux titres ?

Sur cet album j’ai entièrement écris et composé tous les titres. Comme je le disais cet album est très personnel, j’avais besoin de parler de mon combat personnel pour produire de la musique et de l’art, d’exposer mes cotes les plus sombres tout en racontant mes contrastes entre force et fragilité, espoir et cynisme, foi et crises identitaires..

JS : Parlez-nous des artistes qui vous ont accompagnée pour réaliser ce nouvel album ?

Mon collaborateur principal a été Amine Metani (Ghoula/ Arabstazy) avec qui nous avons réalisé et produis ensemble 80% de l’album. J’ai enregistré les percussions avec Imed Alibi (Safar) et j’ai également collaboré avec le producteur islandais Valgeir Sigudsson (Sigur Ros, Bjork) ainsi que le suédois Johannes Berglund (The knife)

JS : Vous êtes connue à l’international, pourquoi avez-vous fait le choix de chanter en arabe ?

C’est une bonne question 

J’ai commencé a chanter en arabe tunisien par défi a la médiocrité ambiante sur la scène officielle tunisienne a partir de 2004/2005. d’une part encouragée par des amis, j’ai été persuadée que ma voix était bcp plus profonde des que je mettais a chanter en arabe, ensuite j’ai décidé de créer mon propre répertoire et commencer a écrire des chansons en tunisien en composant a la guitare, une folk de résistance a mi chemin entre Joan Baez, Marcel Khalife et Cheikh Imam. Une fois lancée, l’écriture dans ma langue maternelle chargée par le contexte politique de l’époque est devenue authentique, essentielle et immédiate. Aujourd’hui je rechante a nouveau un peu en anglais comme a mes débuts mais seulement quand c’est justifié et naturel. Je pense que le chant arabe est uniquement intense et profond et il est difficile de le discerner de mon identité, c’est devenu presqu’une affirmation tellement l’univers entier se prosterne devant le géant anglophone, mais je ne me ferme pas. Je suis l’inspiration, celle qui vient du cœur.


JS : D’après vous, pourquoi a-t-on annulé vos concerts en Tunisie ?

Pourquoi on ne m’invite plus a chanter en Tunisie vous voulez dire …

A vrai dire quand m’a-t-on invité ? plusieurs fois l’annee de la revolution parec que c’était devenu a la mode et apres, plus rien..

par paresse ? par manque d’initiative ? par manque d’audace ? manque de courage ? ou tous a la fois.

JS : Avez-vous une tournée de prévue ?

Oui je viens d’entamer uen tournee d’été pour mon nouvel album « Ensen » qui debute en Suede, puis Montreal, Le Liban, L’Autriche, l’Allemagne, la Tunisie, New York, France et enfin la Suisse.

JS : Que pensez-vous de la Tunisie d’aujourd’hui ?

Beaucoup de choses, bonnes et mauvaises

Je pense qu’on a un long chemin devant nous pour changer les mentalités, faire en sorte que les gens se sentent conscients et concernés réellement par leur pays : établir l’égalité entre les gens et les classes, éradiquer la corruption, soigner les paysages du pays et combattre la pollution causée par les individus et cela ne se passera que si on travaille véritablement a élever le niveau culturel et faire en sorte que la culture et l’art soient présents de plus en plus sur les antennes officielles du pays.

Portrait Chinois :

JS : Le bonheur parfait selon vous ?

Etre au bord de la mer sur une ile déserte

JS : Où et à quel moment vous êtes-vous senti le plus heureux ?

C’est sur scène que je suis le plus heureuse

JS : Le principal trait de votre caractère ?

Passionnée ! même quand c’est de trop

JS : Celui dont vous êtes le moins fier ?

Le manque de patience

JS : La qualité que vous préférez chez un homme ?

Le calme

JS : La qualité que vous préférez chez une femme ?

La générosité

JS : Quelle est votre plus grande peur ?

Echouer dans ce que je fais

JS : Qu’est-ce qui vous exaspère chez les autres ?

Le manque d’empathie

JS : Qu’appréciez-vous chez vos amis ?

Leurs parcours et leur amour malgré la distance et les années qui passent

JS : Quel est le comble de la misère ?

La guerre

JS : Quel est le comble de la bêtise ?

L’individualisme

JS : Si vous étiez un sens ?

La vue

JS : Si vous étiez une saison ?

L’hiver

JS : Si vous étiez un pays ?

La Turquie

JS : Si vous étiez un lieu de vacances ?

Le lac Tahoe aux Etats Unis

JS : Si vous étiez un moyen de transport ?

Le train

JS : Si vous étiez une soirée idéale ?

En Tunisie. Les soirées sont tjs intenses !

JS : Si vous étiez un animal ?

Un oiseau, bien sur ! ou un chat de riches 

JS : Si vous étiez une odeur ?


L’odeur des forets de liège sur la frontière tuniso algérienne

JS : Si vous étiez un bruit ?

Je ne pourrais répondre brièvement a cette question, je suis une adepte de la musique minimaliste ou expérimentale du coup il y a toute une variété de bruits que j’aimerais être, peut être un son grave de violoncelle ou tous les sons associes a la mer ou les rivières

JS : Si vous étiez une couleur ?

Le noir sans hésitation

JS : Si vous étiez la pièce d'une maison ?

La salle de bain, c’est toujours ma pièce favorite dans un appartement.

JS : Si vous étiez un plat ?

Dwida mfawra

JS : Si vous étiez une partie du corps ?

Le cou

JS : Si vous étiez une danse ?

Le Ballet !

JS : Si vous étiez un instrument de musique ?

Une harpe

JS : Si vous étiez une époque ?

Les annees 30

JS : Si vous étiez un livre ?

Just kids, Patti Smith

JS : Si vous étiez un mot ?

Volupté

JS : Si vous étiez un film ?

Lilja 4 ever de Lukas Moodysson

JS : Si vous étiez un proverbe ?

Le monde appartient a ceux qui se lèvent quand ils veulent

JS : Si vous étiez un péché ?

La gourmandise


JS : Comment vous voyez-vous dans 20 ans ?


Sur une ile loin de la civilisation a refaire le monde avec la musique avec des enfants

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