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Jet Set Magazine a vu Al Jaïda de Selma Baccar au festival international du film du Caire : Un bel accueil fortement applaudi

Evénements | Publié le 29.11.2017

Il y avait un public nombreux au Théâtre "El Hanajer" à la maison de l'Opéra du Caire en cette soirée du 25 novembre à l'occasion de la projection du long-métrage tunisien: "Al Jaïda" en présence de sa réalisatrice Selma Baccar qui était accompagnée d'une partie de l'équipe du film. Ce dernier concourt dans la section: "Horizons du cinéma arabe."






Selma Baccar était entourée de ses comédiens et comédiennes: Souhir Ben Amara, Khaled Houissa et de Rahma Béjaoui, décoratrice du film. Ce dernier raconte durant 110 minutes le destin croisé et tragique de quatre femmes condamnées à séjourner à "Dar Joued", dirigée par "Al Jaïda", d'où le titre du film. Une institution pénitentiaire traditionnelle qui existait à Tunis jusqu'au lendemain de l'indépendance de la Tunisie où les femmes étaient envoyées pour une meilleure "éducation" envers leur mari. Une véritable humiliation. La réalisatrice, en choisissant d'intituler son film "Al Jaïda" nous a mis en dérision, étant donné qu'il ne s'agit guère de l'histoire de cette femme, certes cruelle et méchante.






Il s'agit, en fait, de celle des quatre personnages sus cités, dont Behja, rôle incarné par Wajiha Jendoubi, qui y sont condamnées à tort par leur époux détenant tous les pouvoirs sur elles, même si elles résistent à leur tyrannie, mensonges et adultères, s'il le faut. L'histoire du film se situe à quelques mois de l'indépendance de la Tunisie où la lutte de ces femmes va de pair avec celle des Tunisiens pour la liberté et la dignité. Selma Baccar a respecté dans son film les éléments constitutifs de l'atmosphère de l'époque au niveau des lieux, des costumes et des traditions. Et si son film est tourné entièrement en couleurs, il déroge à la fin à la règle.

Les images deviennent en noir et blanc épousant ainsi l'époque des années cinquante du vingtième siècle. Les personnages du film se confondent en fait à l'extrait du documentaire sur l'arrivée du leader Habib Bourguiba au port de la Goulette, le 1er juin 1955. Une annonce pour de meilleurs lendemains pour le pays. Et Selma Baccar d'enchaîner avec l'aujourd'hui où on retrouve Behja devenue membre de la Chambre Constituante. "Al Jaïda" a suscité un débat assez chaud à l'issue de sa projection. Selma Baccar a fait savoir qu'elle avait écrit son scénario en 2007 avant la révolution et qu'elle a dû le remanier en coécriture avec Wajiha Jendoubi, suivant l'évolution des événements et le nouveau contexte dans lequel s'était trouvée la Tunisie.




L'interprétation des comédiens et comédiennes a subjugué le public présent à la projection particulièrement celle de Khaled Houissa dans son rôle du mari de Behja. Il joue à l'amoureux, mais n'est, en fait, qu'un sadique "qu'on a beaucoup détesté dans ce film", selon les dires élogieux d'un spectateur égyptien. La projection d'"Al Jaïda" a coïncidé avec la célébration le 25 novembre de chaque année de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

B.L.

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