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Projection au festival international du film arabe d’Oran du documentaire tunisien « Saïda malgré les cendres » de Soumaya Bouallegui : Tel un phénix

Evénements | Publié le 31.07.2017

C’est une projection nocturne tardive qui a eu lieu le 28 juillet pour le documentaire tunisien « Saïda malgré les cendres » de la réalisatrice Soumaya Bouallegui à la salle « Le Maghreb » dans le cadre de la compétition réservée au documentaire au festival international du film arabe d’Oran (25-31 juillet 2017.)

Un film de 52 minutes tourné principalement au mausolée de Saïda Manoubiya, à Manouba et qui avait été brûlé en 2012 par des radicaux islamistes. Un spectacle désolant, triste et malheureux de femmes s’offrait au regard. Ces dernières nettoyaient à l’eau ce qui restait du « Tebout (Mausolée) de la sainte femme. Tout était presque totalement noir, des murs au sol. Cette noirceur marquait et exprimait en même temps la tristesse de cet acte. Mais le film se veut également intimiste, avec un regard subjectif de la réalisatrice, qui, et d’après sa voix off de narration, a une histoire avec Saïda Manoubiya, quand elle y allait à l’âge de sept ans en compagnie de sa mère.

Cette filiation s’est-elle éveillée à l’occasion de ce sinistre ? Car cet incendie qui n’avait pas fait de victimes, a failli interrompre la vie dans ce lieu de culte. La réalisatrice laissait des femmes raconter leur relation avec cette sainte. Elles la vénèrent et la servent avec dévouement. De son vivant et sept siècles auparavant, Saïda Manoubiya accueillait et consolait les femmes qui étaient des cas sociaux, dans le langage d’aujourd’hui. Cela continue aujourd’hui. Et c’est ce détail qui intéresse la réalisatrice. Durant le débat qui a suivi la projection, elle a tenu à le préciser. Mais les avis étaient partagés sur ce film. Certains ont considéré les femmes qui travaillent au mausolée de Saïda Manoubiya comme des êtres humains pitoyables.

D’autres spectateurs ont regretté que la réalisatrice n’ait pas focalisé sur les coupures de journaux qui restaient insuffisants. Soumaya Bouallegui a répondu qu’elle a voulu sortir du reportage journalistique en abordant ce sujet, ajoutant que les histoires recueillis étaient nombreuses qui serviraient à faire un autre film.

B.L.

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